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Présentation

S’il arrive (ce qui arrive) de Dominique Balaÿ – 39′

Texte : Dominique Balaÿ
Mise en voix et en onde : Daniel Martin-Borret

#Lettre à Robert Kramer
#Intérim
#Dire jour
#Sans travail, à présent
#Le nom des amis
#S’il arrive (ce qui arrive)
#Voix de qui
#La vie courante

Avec la voix d’archive d’Irina Novikova (Intérim)
Lettre à Robert Kramer et Intérim ont été enregistrés sur bandes magnétiques dans le studio de Parole de Laurent Rump à Nîmes.

Images (photos et vidéos)  : Myriam Balaÿ Devidal
Mastering : Jean-Sébastien GratasAcouphènes

Dominique Balaÿ (né en 1968), vit et travaille à Nîmes. Fondateur de webSYNradio, il privilégie les projets collaboratifs (éditoriaux, web, sonores), ceux-ci sont régulièrement présentés et diffusés dans les grands médias ou les médias plus spécialisés : France culture, France musique, RTS, ABC, réseau Radia …
Quelques extraits de « S’il arrive (ce qui arrive) » ont été publiés en recueil et en revue et le cycle complet a été finaliste du prix de la Vocation.
en savoir plus : http://www.varias.info/

Daniel Martin-Borret (né en 1965) vit en Cévennes depuis 2002. Il fabrique des pièces radiophoniques pour affirmer la présence d’une langue sonore qui s’écrit à voix haute. Cette langue vivante est comme un fil qui se tire chaque jour, une confession permanente. Grand Prix de l’œuvre au Festival Les Radiophonies 2012. Réalisations pour France Inter, Arte radio, Libération, carte blanche SACD …
en savoir plus : http://limagesonore.net

Note d’intention

S’il arrive (ce qui arrive) se place sous l’égide du grand documentariste américain Robert Kramer, et un appel à contribution qu’il avait lancé pour la création d’une oeuvre radiophonique quelques années avant sa disparition : “Quelle est votre espérance aujourd’hui et votre vision de l’avenir ?”

C’est en construisant une réponse, au fil d’une brève correspondance qui s’est engagée entre Robert Kramer et Dominique Balaÿ, que S’il arrive (ce qui arrive) s’est peu à peu constitué, jusqu’à sa forme actuelle, réalisée par Daniel Martin-Borret.
Ce dernier a su porter et traduire ce que les intentions de départ pouvaient exprimer d’un certain rapport au cinéma et au documentaire.

Mais S’il arrive (ce qui arrive) n’est pas à proprement parler un projet cinématographique. S’il y est question du réel et d’une traversée de l’époque, qualifiée d“horrible”, la démarche procède par sauts successifs (8 au total) vers une forme de dénuement.

Dénuement des lieux eux mêmes, qui finissent par perdre leurs caractéristiques physiques, on passe d’un lieu de travail (la cour d’une entreprise de matériaux de la banlieue parisienne) à des lieux de grand désœuvrement (une terrasse de restaurant, une maison déserte) jusqu’à se fondre dans une errance, un “hors lieu” mais qui les contient tous par fragments, une fête, un voisinage, un écho lointain…

Dénuement des corps eux même à travers un phénomène de concentration où le rapport au monde finit par se jouer autour de simples perceptions sonores : un corps qui se reconstitue par l’oreille, est ce possible ?

Du langage lui même, qui épuise les possibilités (politiques, lyriques), jusqu’à s’en remettre à la poussée d’une autre voix, venue de loin, indiscernable, multiple, et qui va tout emporter.

“ Je ne réapprendrai pas à parler, mes amis ”. Comme réponse à l’appel de Robert Kramer, l’espérance est toujours celle d’un lieu, d’une voix et d’un corps neufs.